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07/01/2017

Où en est l'association Editions Valeurs d'Avenir ?

Où en est l’association VDA

Jean Taillardat, 170107

 

En ce début d’année 2017, après six ans d’existence, nos lecteurs, auteurs et amis seront heureux de savoir où en est leur maison d’édition, n’est-il pas ?

Eh bien, elle poursuit son petit bonhomme de chemin, loin du brouhaha et des slogans parisiens ou autres…, avec une localisation en Auvergne, au 84 avenue Étienne Clémentel 63460 Combronde, plus précisément.

1 -  avec six auteurs et quinze publications à ce jour, que je vous rappelle :

Camille Valleix, qui aborde plusieurs genres :

Trilogie Comme le temps passe… référence à ce grand écrivain que fut Robert Brasillach, soit 3 ouvrages portant un message d’amour

Trilogie La traversée de la Penfeld (deux volets dans le premier tome)

Hans-le-Souriant et autres histoires brèves, recueil de nouvelles

La fin des Temps, roman d’anticipation.

Jean-Marc Bourdet, l’auteur du monde marin et militaire :

L’ombre du Brézé, mêlant l’imaginaire et le réel

Les larmes du Liban, une opération d’extraction de civils pris dans la tourmente

Mémoires englouties, deux enquêtes se mêlent : la guerre en 41 à Saint-Nazaire, l’épilogue actuel dans la Brière et ses sortilèges

Les Oiseaux noirs de Bagdad, un pilote de Rafale tombe entre les mains de l’EI…

Gilles Lavoie :

La Consulaire, nom donné à un fut de canon érigé dans l’arsenal de Brest et revendiqué par plusieurs pays

Yan Messiez :

Filles rebelles du Printemps oublié, trois… ou quatre générations de femmes rebelles issues d’une nuit de Mai 68

Josette Lépine, créatrice du coaching somatique :

Le Coaching somatique ou l’intelligence du corps en mouvement

Huit autres manuscrits sont en cours ou en attente de correction. Nous ne les publierons pas tous mais, conformément à la promesse faite sur notre site, nous faisons un retour circonstancié à chacun. Cela nous demande, à Jacqueline et à moi, beaucoup de temps.

Anne Poulouin :

Elle voulait être heureuse, ou Chronologie d’une vie brisée, fiction très autobiographique

2 – Production

Nous avons toujours des liens privilégiés avec notre charmante infographiste Isabelle Boutet, qui accepte des conditions amicales pour mettre nos tapuscrits au format livre à l’aide du progiciel In design et l’imprimerie La Source d’Or, dirigée par Lionel Duclos et sise à Clermont-Ferrand, nous garantit un excellent rapport qualité/prix

3 – Logistique et diffusion

Nous sommes présents dans environ cent cinquante librairies, ce qui peut paraître peu mais, encore une fois, nous assurons nous-mêmes la diffusion et la distribution. Notre VDL (lire « véhicule de loisirs ») circule sur les routes de France ; il va falloir que nous en fassions un véhicule publicitaire – pour la librairie ambulante, c’est plié.

Nous constatons de grandes difficultés chez nos amis libraires indépendants : lieux inadéquats, sens commercial insuffisant, concurrence des sites de ventes à distance, des médiathèques… Il faut vraiment s’accrocher pour faire vivre « un petit commerce » ! Gagner et fidéliser une clientèle… et ne pas se contenter d’exposer « les livres dont on parle » et qui n’auront qu’une vie éphémère, produits de consommation et de distraction promus à grand renfort de publicité et donc jetables.

4 – Adhésions et finances

Les finances sont équilibrées pour la troisième année consécutive… mais les dirigeants sont bénévoles. Les recettes approchent les 9.000 euros en 2016.

Nous n’avons pas été très actifs (euphémisme !) dans la recherche des adhérents et tacherons de faire mieux en 2017, même si cela est difficile car les sollicitations sont nombreuses et plus vitales que la vie d’une « petite maison d’éditions » et parce que nous n’offrons rien de particulier sauf la satisfaction de savoir que des auteurs sont publiés qui n’avaient aucune chance de l’être…

5 – Promotion et commercialisation

En complément de notre présence en librairies, nous sommes bien sûr référencés sur Dilicom, la base de données du livre et sur Électre, celle des libraires indépendants. Nous disposons d’un site marchand : www.editionsvaleursdavenir.fr  et alimentons, de façon sporadique il est vrai, le blog http://www.blospirit.editionsvaleursdavenir.com et les réseaux, fb particulièrement.

5 – Avenir…

Notre santé physique et morale nous permet de poursuivre notre activité. Nous imaginons cependant modifier notre fonctionnement et redéployer notre activité pour faire face à l’accomplissement de notre dessein : publier et faire connaître des œuvres refusées par « les grands éditeurs » malgré leurs qualités et leur intérêt. Une solution serait de distinguer le travail littéraire proprement dit - lecture, correction, accompagnement littéraire, qui resterait dans la mission de l’association – et la partie commerciale qui serait prise en charge par une structure ad’hoc. À suivre…

02/08/2016

L'imposture

Bernanos, encore un auteur oublié, comme tant d’autres, Georges Bernanos comme on dirait « Bond, James Bond »…

J’ai lu, L’imposture d’abord, puis Un crime.

Je ne connais pas l’histoire de Bernanos et ne veux pas la connaître, je me ferais des idées fausses en croyant y trouver une vérité rassurante. L’imposture est à la base de ces deux ouvrages, d’une façon mesquine, bourgeoise dans le premier roman, d’une façon mûrie dans le second. Une phrase relevée dans Un crime donne peut-être la clef : « L’être vulgaire ne se connaît qu’à travers le jugement d’autrui, c’est autrui qui lui donne son nom, ce nom sous lequel il vit et meurt, comme un navire sous un pavillon étranger ».

Étrange Un crime ; une sorte de « polar rural », le meurtre d’une vieille châtelaine en son château, avec inspecteur, petit juge et procureur, et au milieu un prêtre, le nouveau curé de Mégère, le personnage central, sans que l’on sache jusqu’à la fin qui il est ; le doute plane encore quand on a tourné la dernière page.

L’imposture est un roman sombre, glauque, crépusculaire dans lequel tous les personnages, ecclésiastiques, journalistes et romanciers établis, sont des imposteurs dans la mesure où, à force de se frayer un chemin dans la société, ils ont perdu toute innocence et toute conviction. Seul émerge un pauvre abbé qui lui-même rêve d’une cure… qu’il obtiendrait par son mérite.

L’imposture, mais qui n’est pas imposteur qui obéit à la contrainte sociale pour « faire son trou » ? Armand dans Le voyage de M. Perrichon, celui décrit par Cocteau et qui ne fait que répondre à l’image que son environnement attend de lui ? Les DG des grosses boîtes qui exécutent les basses besognes pour le compte des actionnaires en échange de rétributions délirantes ? Les dirigeants syndicalistes qui font leur carrière sur le dos des « travailleurs » ? Les managers qui se soumettent aux dictats du contrôle de gestion au détriment de leurs collaborateurs ? Vous, moi ? Nous tous qui aspirons à la reconnaissance d’autrui ? Où commence la cupidité ?…

24/04/2016

Superbe autobiographie de Chen Zongbao : "Le Ciel a des yeux"

Le Ciel a des yeux


Cette autobiographie de Chen Zongbao est déjà devenue un classique : deux ans après sa publication et à la grande surprise des libraires, les chalands s’arrêtent devant cette superbe première couverture et s’emparent du livre… malgré son volume ! Chen Zongbao, enfant « à la petite théière », est né en 1932. Son père veut lui faire apprendre des rudiments d’écriture et l’enfant s’avère un excellent élève mais arrivent la période maoïste, ses errements et ses souffrances indicibles…

Il traverse cette effroyable période sans rien comprendre des « bonds en avant » et autres « cents fleurs ». Son témoignage effarant est néanmoins empreint de poésie.Quand on referme l’ouvrage, Zongbao est devenu un ami intime que l’on a peine à quitter.